Définition
Le kyste synovial est une dégénérescence de la capsule articulaire.
Il apparait sous forme d’une boule remplie d’un liquide visqueux (liquide synovial) qui en fonction de son évolution peut grossir et devenir saillant sous la peau.
Symptômes
Le kyste synovial se manifeste le plus souvent par :
- une boule sous cutanée visible ou palpable (souvent entre 0,5 et 2 cm) ;
- une gêne fonctionnelle lors de certains mouvements ou à l’appui ;
- une douleur modérée lors des mouvements répétés ;
- une fluctuation de volume (le kyste peut grossir ou diminuer spontanément) ;
- parfois une gêne esthétique.
Le kyste est en général ferme, mobile sous la peau, non inflammatoire, et bien limité.
Causes
La cause est souvent multiple :
- anatomique
- traumatique (suite à une entorse ou des chocs répétés)
- dégénérative (secondaire à l’arthrose)
Diagnostic
Le diagnostic est clinique, le chirurgien observe et palpe la tuméfaction.
Une échographie est réalisée pour conforter le diagnostic et préciser le volume ainsi que l’origine du kyste.
Une radiographie est souvent utile, à la recherche de lésions osseuses (anciens traumatismes, arthrose).
Traitements
Dans 20 à 25% des cas, le kyste disparaît spontanément dans les 6 mois suivants son apparition.
En l’absence de douleur ou de gêne fonctionnelle, une simple surveillance est suffisante.
En cas de douleurs, la mise en place d’une attelle de repos ou la réalisation d’une ponction sous contrôle échographique peut être prescrit.
Lorsque le kyste devient volumineux (évolution au-delà de 3 à 6 mois) et douloureux, le traitement chirurgical est envisagé.
Il consiste en l’ablation du kyste et de la capsule articulaire malade.
L’intervention est réalisée sous anesthésie locale, loco-régionale ou générale au bloc opératoire.
En fin d’intervention, un gros pansement ainsi qu’une attelle immobilisant le poignet sont positionnés.
Suites opératoires et récupération
Une orthèse d’immobilisation est à porter durant 3 semaines.
Passé cette période, la mobilisation des doigts est encouragée.
Un traitement complémentaire de kinésithérapie est parfois nécessaire.
La cicatrice peut rester sensible et présente régulièrement une induration entre le 1er et le 3ème mois post-opératoire.
L’arrêt de travail dépend de l’activité professionnelle et varie de 1 à 6 semaines.
Complications
Comme dans toute chirurgie, des complications peuvent survenir. Il faut savoir que ces complications sont rares, comme par exemple, une infection, un hématome ou une algodystrophie. Le tabac favorise la survenue de ces complications. Une récidive n’est pas à exclure dans ce type de chirurgie (environ 10% des cas).